Le nouveau volet du programme Sports-Études de Louis-Riel est le premier de son genre dans le domaine du baseball dans la région d’Ottawa

Jason Coker

Par Ottawa Sportspage, pour les Rebelles de Louis-Riel

Dans la ville où il a grandi, Charlotte, en Caroline du Nord, aux États-Unis, Jason Coker pouvait jouer au baseball dehors pendant 11,5 mois. Or, la réalité n’est pas tout à fait la même dans sa ville d’adoption. Malgré tout, cet ancien joueur professionnel a su trouver à Ottawa une foule de gens qui raffolent du baseball et il a hâte de transmettre son amour de ce sport en sa qualité de nouveau directeur du volet baseball du programme Sports-Études de l’école secondaire Louis-Riel – un volet qui devrait débuter dès l’automne 2019.

« Ouais, tout est complètement diffèrent dans le sud-est des États-Unis, déclare en souriant Coker, qui a effectué sa première visite à Ottawa en tant que membre de l’équipe Fat Cats de l’Intercounty Baseball League. Même si le climat n’est pas en soi favorable à la culture du baseball, les jeunes joueurs ont trouvé le tour de pratiquer ce sport à l’intérieur. »

Après s’être distingué avec un honneur All-America et après que son équipe avait remporté un championnat de conférence en 2011 au sein de la National Collegiate Athletic Association américaine pour l’Université de la Caroline du Nord à Pembroke, Coker a rencontré sa future épouse au cours de son premier séjour à Ottawa. La carrière de ce joueur de petit champ de baseball professionnel, renommé pour la solidité de sa défense, l’a mené à Barrie, en Ontario, et à Canberra, en Australie. Revenu à Ottawa, il a terminé sa carrière de joueur en beauté en obtenant en 2016 un titre de la Ligue Can‑Am en jouant pour les Champions d’Ottawa.

« J’ai beaucoup aimé jouer au baseball dans cette ville et, maintenant, j’aurai du plaisir à aider à développer ce sport dans la région », affirme Coker qui, en 2012, est devenu l’entraîneur des jeunes joueurs de l’On Deck Baseball Academy dans sa ville natale.

Si, à Charlotte, la douceur du climat et une formation exceptionnelle donnée par des entraîneurs professionnels et d’anciens professionnels étaient la norme, Ottawa possède toutefois un atout dans sa manche : le programme Sports-Études. L’idée qu’on puisse marier sport de qualité haute performance et études poussées était complètement nouvelle pour Coker.

Selon lui, s’il avait pu consacrer une partie de sa journée scolaire à s’entraîner au baseball, cela l’aurait grandement aidé à l’adolescence, époque où ses soirées étaient trop courtes pour les devoirs qu’il devait faire, le souper qu’il devait avaler, les tâches ménagères que lui demandaient ses parents et les sports qu’il devait pratiquer – sans oublier le temps qu’il aurait aimé consacré à sa famille, à ses amis, à se reposer, à se remettre de tout cet exercice et à prévenir les blessures, mais qu’il avait rarement le loisir de prendre.

« Le programme Sports-Études ouvre la porte à une toute nouvelle conception du sport », remarque Coker, qui regrette avoir abandonné le basketball – qui aurait pu l’aider à améliorer son conditionnement, la stabilité de ses articulations, ses mouvements latéraux et son temps de réaction au baseball – dès le début de ses études secondaires.

« Je crois que, les prochaines années, notre programme va croître de façon exponentielle, ajoute‑t‑il. Tout comme Louis-Riel l’a fait pour plusieurs sports, on commence par des débuts modestes, mais en faisant les choses selon les règles. Ce programme sera un rendez-vous à ne pas manquer pour les futurs joueurs de baseball d’Ottawa. »

Au niveau secondaire, ce programme prévoit chaque jour une période consacrée à l’entraînement pour laquelle les élèves reçoivent un crédit en éducation physique. Une journée sera consacrée au sport lui-même et sera pour les joueurs l’occasion d’essayer leurs bâtons, leurs gants et leurs balles, tandis que la journée suivante portera sur la force et le conditionnement. Les joueurs amélioreront alors la stabilité de leurs articulations, leur souplesse et la force de leur tronc, acquerront leurs connaissances sur la nutrition et affûteront leur performance mentale. En 7e et 8e années, les élèves pratiqueront le baseball deux fois par semaine au sein du programme Sports-Exploratoires.

En automne et au printemps, les élèves s’entraîneront sur le terrain de baseball local et, l’hiver, ils le feront à l’intérieur, sous le plus grand dôme sportif intégré qui existe au Canada, celui de l’école Louis-Riel. La machine corporelle de ces jeunes sera tellement affinée que, « d’ici la fonte des neiges, ils seront de tout nouveaux athlètes lorsqu’ils entreront sur le terrain, indique Coker, qui dirige toute l’année la Capital City Baseball Academy et qui entraînera cet été l’équipe des Capital City Reds, constituée de jeunes de moins de 17 ans.

Premier de son genre à Ottawa, le volet baseball du programme Sports-Études offre aux élèves la chance extraordinaire de se perfectionner sous l’égide d’entraîneurs professionnels, souligne Ken Levesque, coordonnateur du programme Sports-Études de Louis-Riel.

« On parle ici d’éducation de qualité, d’enseignement de qualité et d’entraînement de qualité qui forment un tout, ajoute‑t‑il. C’est là une occasion qu’ils ne peuvent pas manquer. »

Bien que le volet baseball du programme vienne d’être créé à Louis-Riel, on pratique ce sport depuis longtemps à cette école. En effet, elle a toujours fait participer une équipe dans la ligue printanière locale (pour une brève saison durant moins de 10 parties) et certains de ses élèves ont obtenu des bourses américaines, par exemple Alex Gagné qui a joué à l’Université du Maine et au Texas, et qui, aujourd’hui, aide à lancer le nouveau volet.

« Le baseball a toujours été très populaire à Louis-Riel, et même 15 ou 20 ans avant la fondation du programme Sports-Études, remarque Levesque, fier de la créativité et de l’esprit de pionnier de son école. C’est sans conteste le sport que nous voulions aborder ensuite. Et je crois que c’est dont les Ottaviens ont besoin en ce moment. »

Levesque et Coker voient ce programme comme un outil visant à combattre l’exode d’adolescents très talentueux à Ottawa et à compléter et renforcer les équipes de clubs communautaires.

« Nous n’affrontons pas ces équipes, ajoute‑t‑il. Ce que nous voulons, c’est de collaborer au perfectionnement des joueurs de baseball d’Ottawa et de les faire accéder au niveau supérieur. »

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